14/01/2011 11:02
Le président tunisien tente d'apaiser un mouvement de contestation sans précédent. Tandis que le ministre des Affaires étrangères a estimé vendredi 14 janvier que la formation d'un gouvernement d'union nationale était "tout à fait faisable"
Discours du président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, le 13 janvier, pour apaiser le mouvement de contestation qui gronde dans son pays. (AFP/ Fathi Belaid)
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, a estimé vendredi 14 janvier sur Europe 1 que la formation dans son pays d'un gouvernement d'union nationale était "tout à fait faisable" et "même normale".
Interrogé par téléphone depuis Paris sur la possibilité d'un gouvernement d'union nationale en Tunisie, le ministre a répondu: "Avec le comportement de gens comme Néjib Chebbi, je crois que c'est faisable, c'est même tout à fait normal", a-t-il déclaré.
Le ministre faisait référence à Mohammed Néjib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP), formation légale d'opposition mais non représentée au Parlement.
"Le président est un homme de parole", a dit Kamel Morjane au lendemain du discours du président Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est engagé jeudi 13 janvier à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants, dans l'espoir d'apaiser un vaste mouvement de contestation qui a fait au moins 66 morts, selon une ONG.
Le ministre tunisien a aussi confirmé qu'il y aurait bien des élections législatives anticipées. Le président Ben Ali "a accepté le principe d'avoir des élections avant les élections présidentielles de 2014", a dit Kamel Morjane.
Le chef de la diplomatie tunisienne a aussi demandé aux manifestants qui défilent vendredi 14 à Tunis de se comporter de façon "responsable, pacifique". Une grève de deux heures, qui était programmée ce même jour dans la région de Tunis, devait avoir lieu à l'appel du syndicat unique.
Il a par ailleurs souligné que le président tunisien avait admis que les violences commises par la police à l'encontre des manifestants n'étaient pas acceptables: "C'est une faute à reconnaître, il l'a reconnu. Je pense que c'est ça qui est important".
Tweet
Le président tunisien tente d'apaiser un mouvement de contestation sans précédent. Tandis que le ministre des Affaires étrangères a estimé vendredi 14 janvier que la formation d'un gouvernement d'union nationale était "tout à fait faisable"
Discours du président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, le 13 janvier, pour apaiser le mouvement de contestation qui gronde dans son pays. (AFP/ Fathi Belaid)
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, a estimé vendredi 14 janvier sur Europe 1 que la formation dans son pays d'un gouvernement d'union nationale était "tout à fait faisable" et "même normale".
Interrogé par téléphone depuis Paris sur la possibilité d'un gouvernement d'union nationale en Tunisie, le ministre a répondu: "Avec le comportement de gens comme Néjib Chebbi, je crois que c'est faisable, c'est même tout à fait normal", a-t-il déclaré.
Le ministre faisait référence à Mohammed Néjib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP), formation légale d'opposition mais non représentée au Parlement.
Fin des tirs contre les manifestants
Le ministre tunisien a aussi confirmé qu'il y aurait bien des élections législatives anticipées. Le président Ben Ali "a accepté le principe d'avoir des élections avant les élections présidentielles de 2014", a dit Kamel Morjane.
Manifestation à Tunis
Il a par ailleurs souligné que le président tunisien avait admis que les violences commises par la police à l'encontre des manifestants n'étaient pas acceptables: "C'est une faute à reconnaître, il l'a reconnu. Je pense que c'est ça qui est important".

0 commentaires:
Publier un commentaire
Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Ecrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessous
2) En dessous de Choisir une identité, cocher Nom/URL
3) Saisir votre nom (ou pseudo) après l'intitulé Nom
4) Cliquer sur Publier commentaire
Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!