LIBYE. Avec le vote d'une résolution de l'Onu permettant des raids aériens contre les forces armées de Mouammar Kadhafi, les rapports de force vont changer en Libye. Benghazi qui était sur le point de tomber pourrait redevenir le fer de lance des opposants.
Mouammar Kadhafi.Pour que le vote soit positif, il fallait absolument qu'aucun des cinq membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France) n'émette un veto. Et qu'au moins neuf des quinze membres se prononce pour. Résultat de la séance présidée par la Chine : 10 voix pour, zéro contre et cinq abstentions (notamment la Chine, la Russie, et l'Allemagne).
Le projet de résolution présenté par la France, la Grande-Bretagne et le Liban au Conseil de sécurité de l'Onu contenait quatre points : la demande de l'arrêt des combats, l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne pour empêcher le bombardement sur des populations civiles, le respect de l'embargo sur les armes et le gel de "tous les fonds, les avoirs financiers et les ressources économiques ... qui sont propriété ou contrôlés directement ou indirectement par les autorités libyennes."
Le projet de résolution présenté par la France, la Grande-Bretagne et le Liban au Conseil de sécurité de l'Onu contenait quatre points : la demande de l'arrêt des combats, l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne pour empêcher le bombardement sur des populations civiles, le respect de l'embargo sur les armes et le gel de "tous les fonds, les avoirs financiers et les ressources économiques ... qui sont propriété ou contrôlés directement ou indirectement par les autorités libyennes."
A l'heure où nous mettions en ligne, plusieurs indiscrétions parlaient d'une possibilité de raids aériens ciblés sous mandat de l'Onu dès la nuit du jeudi au vendredi 18 mars 2011 si le feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu était donné.
Les attaques seraient menées au nom de la résolution votée par les Nations Unies par une coalition comprenant la France, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Ces deux derniers pourraient se contenter de fournir les bases de départ des avions de guerre européens. Quant aux Américains, ils restent encore très évasifs sur leur volonté de se joindre activement à cette opération.
Peu avant d'entrer dans la salle du Conseil, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, déclarait "nous travaillons main dans la main avec nos amis britanniques. Nous sommes aussi en liaison avec des pays arabes. Il est très important qu'il y ait des pays arabes dans l'intervention quant elle aura lieu, nos amis américains également."
La résolution de l'Onu exclue formellement des attaques terrestres car elle refuse toute force d'occupation.
Le 26 février 2011, le Conseil de sécurité de l'Onu avait déjà imposé un package de sanctions contre la Libye.
Ce vote intervient alors que Mouammar Kadhafi continue ses menaces vis à vis des insurgés de Benghazi. Le leader libyen a annoncé jeudi 17 mars 2011 dans un discours radiophonique "nous arrivons ce soir ! Pas de pitié !"
La seconde ville libyenne était en liesse après l'annonce du vote favorable du Conseil de sécurité de l'Onu.
Son ministre de la Défense s'est même permis d'adresser un message en direction du Conseil de sécurité de l'Onu pour le prévenir que si son pays était attaqué par des troupes étrangères, il n'hésiterait pas à s'en prendre au trafic maritime et aérien civil et militaire en représailles.
Alain Juppé a qualifié de provocations ce discours.

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